Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

01 avril 2010

Changement d'adresse

Mon pressbook est désormais consultable à l'adresse : www.tiphainereto.com


Merci.

11:38 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (0)

18 février 2010

Une nouvelle robe pour Rachida Dati

C'est officiel. L'ancienne garde des Sceaux, et actuelle maire du 7e, est avocate. Elle a prêté serment mercredi au Palais de Justice de Paris. «Rachida Dati fait sa prestation en même temps que mon fils? Alors, ça, ça lui fera de beaux souvenirs à raconter!», s'amuse Gabrielle.

Mais la surprise passée, la tension est vite montée sur l'île de la Cité. Car le mini-événement, repoussé à deux reprises, avait attiré la presse, au grand dam des familles des autres jeunes diplômés. «Nous, on est là pour notre fille, s'agace une dame. Laissez-nous tranquille!» Au milieu de la foule amassée dans le couloir, elle se retourne: un défilé de soixante-dix robes noires, toutes neuves, rejoint solennellement la salle. Seule manque à l'appel l'aspirante Dati, entrée par une porte dérobée.

«Je le jure»

Dans l'entonnoir formé devant la porte, journalistes, familles et proches des jeunes diplômés jouent des coudes pour passer à leur tour. Sans succès pour bon nombre de photographes et de caméramans. A l'intérieur, malgré l'agitation, le moment est solennel. «Jurez-vous de vous conduire en tout comme un digne et loyal magistrat?», demande le président de la cour.

Les accédants au statut de magistrat se lèvent chacun leur tour pour prêter serment. Y compris «celle qui a l'avantage d'être connue de ceux qu'elle ne connaît pas». Rachida Dati lève la main droite. Crépitement des flashs. «Je le jure.» Quelques prestations de serment plus tard, la cérémonie se termine. Et Me Dati retire sa robe de justice. Une jeune magistrate, debout dans la foule, pousse un cri d'indignation. «Mais c'est pas vrai! Elle retire sa robe dans la salle d'audience! ça ne se fait absolument pas. C'est vraiment une bécasse!»

Tiphaine Réto © 20minutes Rubrique Grand Paris

12:24 Publié dans 20 minutes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rubrique locale

29 janvier 2010

Qui a peur du grand méchant senior ?

En vigueur depuis le 1er janvier 2010, la loi de priorité sur l'emploi des séniors force les entreprises à conserver les plus de 55 ans en poste. Même si elles ont des réserves, les entreprises – et ses salariés – devront s’habituer à reconnaître aux séniors plus d’atouts que de défauts.

« A 56 ans, on ne peut peut-être plus escalader pour installer une antenne, mais il y a encore des choses qu'on sait faire, non ? » Jean-Paul Prodhomme parle posément. Il ne garde pas rancune de son départ d'Alcatel. Pourtant, après 33 ans passés à travailler en tant que chef de projets dans les liaisons spatiales, civiles et militaires, il a été mis d'office en pré-retraite au moment du déménagement du centre de recherche de la société. « Je ne voulais pas partir. J'aimais mon métier. Je travaillais beaucoup à l'étranger et ça me plaisait. Mais à côté d'un jeune cadre, c'est vrai, j'apprenais moins vite. » Déjà obsolète pour le travail ?

Plus que de l'expérience

Pas tant que ça. « Les seniors ont plus que de l'expérience, observe Luc Aurélien Nory, cofondateur du site www.actionsenior.com. Ils ont une confiance en leurs acquis qui leur permet de ne pas être sans cesse dans le besoin de faire leurs preuves. Un senior dans une équipe, ça enlève généralement pas mal de stress. » Même avis pour Fabienne Caser, de l'Agence Nationale pour l'Amélioration des Conditions de Travail (Anact) : « Et dans certaines entreprises, on s'aperçoit que les plus âgés sont parfois les seuls à maîtriser certaines techniques, parfois liées à de plus vieux métiers. »

Souplesse et tutorat

Nul ne doute de l'apport des « aînés » dans l'entreprise. Pourtant, en France, leur taux d'emploi stagne à 39 %. Un minimum auquel la loi de priorité à l'emploi senior est censée remédier. En vigueur depuis le 1er janvier, elle impose aux entreprises de plus de 50 salariés, non couvertes par un accord de branche, de mettre en place des actions pour l'embauche ou le maintien dans l'emploi des plus de 55 ans. Sans ça, elles devront s'acquitter d'une amende égale à 1% de la masse salariale. « Il y a plusieurs axes sur lesquels il est possible de travailler, reprend Fabienne Caser. On peut introduire de la souplesse dans les horaires ou dans la hiérarchie pour permettre une meilleure récupération. On peut favoriser le tutorat sur les plus jeunes pour conserver l'intérêt pour son métier... A chaque entreprise de faire ses choix. »

Difficile pour les petites entreprises

Cet idéal ne convainc pourtant pas tout le monde. « Bien sûr qu'il est important de défendre la répartition de la pyramide des âges en entreprise, observe Jean-François Veysset, vice-président de la CGPME, mais dans le contexte de crise actuel, c'est assez mal venu de faire face à des sanctions. Nous aurions préféré une incitation. » Le syndicat des petites et moyennes entreprises à obtenu un délai de trois mois pour l'application de la loi auprès des entreprises de 50 à 300 salariés. « Dans les grandes sociétés, il y a des services de ressources humaines qui peuvent élaborer des stratégies rapidement. Les petites entreprises, elles, doivent faire appel à des experts extérieurs. La tâche est plus lourde. »

Pas de réflexion sur la durée

Les critiques fusent aussi chez les observateurs. « Cette loi, comme les précédentes, réfléchit sur une tranche d'âge plutôt que de penser à une trajectoire de vie professionnelle, note Luc Aurélien Nory Aujourd'hui, passé 40 ans, il n'y a plus ni mobilité ni formation dans l'entreprise. » Une lacune qui laisse parfois les seniors s'aigrir dans leur poste et se démotiver. « Quand vous n'avez pas eu de mise à niveau pendant 20 ans, vous ne vous sentez plus aucune valeur sur le marché du travail », reprend le jeune homme. Mais pour lui, la revalorisation de la place des seniors dans l'entreprise doit dépasser le seul cadre des RH.  « La plupart des managers aujourd'hui sont de dynamiques trentenaires qui ont parfois un peu peur d'avoir en dessous d'eux un collègue plus expérimenté. Il faut qu'ils comprennent les avantages d'une telle collaboration. »

Des changements de mentalité

Des atouts déjà pris en compte dans les entreprises, selon Jean-François Veysset. «  Les mentalités ont déjà changé. On n'a pas le choix. Mais c'est aussi aux seniors de revoir parfois leur attitude. Certains n'attendent que la retraite... ». A Levallois, l'argument fait sourire Jean-Paul Prodhomme. Définitivement retraité depuis deux ans, l'ancien d'Alcatel réalise désormais de petits travaux à domicile en tant qu'auto-entrepreneur. « J'ai encore pas mal de capacités de travail à revendre ! »

Tiphaine Réto © Cadremploi.fr

18 janvier 2010

Un ancien hôpital réquisitionné en urgence

Ahmed roule consciencieusement la petite mousse qui lui a servi de matelas durant toute la semaine. Demandeur d'asile, il s'apprête à rejoindre l'ancien hôpital Saint-Lazare (10e) transformé depuis hier en centre d'accueil d'urgence. A 28 ans, le jeune homme a quitté l'Afghanistan il y a plus de trois ans pour arriver à Paris après dix-huit mois de voyage entres les frontières. Depuis, il dort sous les ponts du canal Saint-Martin (10e). "La semaine dernière, le froid était intenable. Des gens d'Emmaüs sont venus nous chercher pour nous dire de venir dormir ici, au Comptoir Général (10e). Mais on savait que ce n'était que temporaire. Ce soir, on déménage."

150 nouvelles places d'urgence

A l'autre bout de l'arrondissement, les membres d'Emmaüs s'activent pour les derniers préparatifs. Sacs de couchage kaki, lits de camps dernier cri et draps jetables circulent par cartons au rez-de-chaussée de l'ancien hôpital. Comme Ahmed, 150 personnes pourront y être hébergées de 18h à 8h. Les locaux ont été mis à disposition de l'association par la Mairie de Paris pour accroître les capacités de l'accueil de nuit. A la fermeture de Sangatte (Pas-de-Calais), nous avons vu arriver à Paris 4 à 5 mineurs afghans quotidiennement", se souvient l'adjointe PS à la protection de l'enfance, Myriam El Khomri. Trois nouveaux centres d'hébergement d'urgence ont déjà été ouverts par la Ville depuis le mois de décembre. "Nous sommes en train de nous substituer à l'Etat, s'insurge Olga Trostiansky, adjointe PS chargée de la solidarité et de la lutte contre l'exclusion. M. Besson ne pense qu'à la lutte contre les filières clandestines sans réfléchir à la crise humanitaire. A Paris, les deux tiers des Afghans sont en situation régulière de demandeur d'asile."

Dans les associations, on se satisfait comme on peut des mesures prises. La structure d'accueil de l'hôpital Saint Lazare devra fermer ses portes le 31 mars. On voudrait que ça dure, mais avec un financement de l'Etat, insiste-t-on à Emmaüs. Comment dire aux gens de repartir après ?"

Quai de Jemmapes, Ahmed hausse les épaules. Attablé autour d'un plat de riz, son amiSamir sourit : "Après, on retournera dormira au canal. Malgré le froid et malgré la colère. Est-ce qu'on a vraiment le choix ?"

Tiphaine Réto © 20minutes Rubrique Grand Paris

14 janvier 2010

Un village tourne le dos à l'excision

Texte : Delphine Barrais / Photos : Tiphaine Réto

TC-p1.jpg

TC-p2et3.jpg
TC-p4.jpg



Un bric-à-brac Emmaüs ouvre ses portes au 104

« Vous avez vu le lit de ministre, là-bas ? Il est à moi maintenant. » Patrick, 54 ans, est l’un des tout premiers clients du bric-à-brac de quartier ouvert, hier, dans les galeries du 104 (19e). Quelque 200 m2 de vaisselle en tout genre, de meubles de récup et de vêtements d’occasion qui ont attiré une foule bigarrée dès le lancement de la boutique.

Entre les tableaux accrochés aux cimaises et les portants de la salle d’habillage, les chalands se bousculent. « J’étais SDF, reprend Patrick. Là, je viens d’obtenir un F2, rue Damrémont. J’attendais avec impatience que la boutique ouvre pour pouvoir le meubler. » Amélie, étudiante en art, arrive, elle, de La Défense. « A la base, c’était pour visiter le 104, mais la “journée Emmaüs” était une bonne occasion de chiner quelques antiquités. » Pour la jeune fille, il n’y a aucun doute : « Le centre de Paris manque de boutiques Emmaüs… Mais ici, j’ai un peu peur que ce soit plus bobo qu’autre chose. »

Le défi d'Emmaüs, créer de l'emploi

« Bobo », le mot fait sourire Jean Gaucher, responsable du magasin : « On a pris les locaux que la Mairie de Paris nous a trouvés. Et puis, au-delà de vendre des objets de récupération à pas cher, notre but est de créer des emplois. » Lancé il y a près de trois ans, le projet Emmaüs Défi a pour vocation de favoriser la réinsertion par le travail. Sept personnes ont été recrutées pour le lancement du bric-à-brac. « Ça fait près de quatre-vingts postes créés depuis le début du projet, calcule Charles-Etienne Vincent, directeur de la structure. Et nous espérons passer bientôt à une centaine. » Grâce à une convention avec la Mairie de Paris, dix bric-à-brac de quartier devraient ouvrir au cours des trois prochaines années.

Tiphaine Réto © 20minutes Rubrique Grand Paris

Bric-à-brac Emmaüs, 104, rue d’Aubervilliers, 19e. Ouvert du mercredi au samedi de 15 h à 18 h. Dépôt de dons le mardi de 15 h à 18 h et du mercredi au samedi de 11 h à 18 h.

17:44 Publié dans 20 minutes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rubrique locale

17 décembre 2009

Une webgalerie de tronches parisiennes

Brevesdetrottoirs_illustrations02.jpg
© photo/brèves de trottoir

Elie, alias Papy Dance, anime de son déhanché les après-midi de la place d'Italie. On passe devant, on s'arrête, on sourit. Mais on ne sait rien de sa vie. Papy Dance a pourtant une bonne raison de danser. Paris est peuplée de vedettes anonymes qui, comme Elie, animent un bout de quartier. Des personnalités qui habitent désormais les stations de Brèves de trottoirs. Lancée le 23 novembre par un photographe et un journaliste, cette plate-forme Internet débusque, en quelques diaporamas sonores, l'extraordinaire tapi dans l'ordinaire des rues de la capitale. « Un soir dans un bistrot, un vendeur de fripes m'a raconté toute sa vie, raconte Olivier Lambert. Son récit était truffé d'anecdotes truculentes. J'ai regretté de ne pas avoir de micro pour partager tout ça. »

Le vendeur de fripes est passé. Mais d'autres ont attiré l'attention du jeune homme et de Thomas Salva, son compère photographe. Papy Dance, donc. Mais aussi Patrick, le SDF spéculateur des Gobelins, ou encore Violette, la fleuriste du 5e arrondissement née dans un champ de fleurs. « Paris est la trame de fond d'une promenade où l'on fait des rencontres, reprend Olivier. On cherche ainsi à toucher les Parisiens comme les touristes en leur faisant découvrir la ville loin du stéréotype de la tour Eiffel. »

La visite guidée se prolonge au-delà du site. « On vient de créer un forum pour que les internautes nous laissent des idées de portraits. Mais, à terme, on aimerait que les visiteurs puissent eux aussi laisser une vidéo ou une photo de leurs belles rencontres. »

Car Brèves de trottoirs, c'est aussi un arrêt sur image qui donne envie de lever le nez en même temps que le pied pour aller discuter avec ce voisin un peu particulier.

Tiphaine Réto © 20minutes-Rubrique Grand Paris

www.brevesdetrottoirs.com

14:49 Publié dans 20 minutes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rubrique locale

02 décembre 2009

Auto-promo

L'interview.fr, site laboratoire du webdocumentaire, fait un post sur mon diaporama sonore Rendez vous aux bains douches :


L'interview.fr.JPG

Merci à eux.

A voir aussi sur L'interview.fr, le webreportage poétique de Kwane Dawes, Livehopelove, sur la vie des personnes séropositives en Jamaïque ou le très bon travail de Lucas Menget et Marie-Sophie Joubert sur la piraterie en Somalie. Entre autres...

29 novembre 2009

L'amour à tout prix

A visiter en ce moment, L'amour à tout prix, un carnet de route sur le tourisme sexuel en Gambie et en Sénégal.
Capturer.JPG

Ce site est le fruit d'une collaboration avec Delphine Barrais, journaliste rédactrice indépendante.


Présentation

L'amour à tout prix est un carnet de route dans les coulisses d'un reportage journalistique.

Selon une enquête de l'Unicef, 70 % des Gambiens qui travaillent dans le tourisme considèrent que le sexe est l'une des principales intentions des étrangers de passage dans le pays. A raison de 100 000 visiteurs par an, ce minuscule pays de l'ouest africain figure parmi les destinations les plus en vogue pour le tourisme sexuel au féminin.
Un constat qui nous a interpellé. Nous avons voulu aller enquêter sur la réalité du phénomène.

Du 9 au 30, nous partageons avec vous la construction de ce travail...

03 novembre 2009

La radio LFM met les femmes à l'antenne à Mantes la Jolie

_MG_6555.JPG


Rémy s'excusait presque, hier, pour les cernes qui lui marquaient le visage : « On travaille d'arrache-pied pour que tout soit parfait au lancement de la radio. » LFM, nouvelle station lovée entre les barres de Mantes-la-Jolie (Yvelines), émet depuis samedi sur le 95.5 FM. Aux murs de la régie, quelques vinyles font office de première déco. Six salariés et vingt-cinq bénévoles gravitent entre régie et studio pour animer les ondes.

La bande musicale tourne paisiblement sur les ondes. Mais Rémy Serero, le jeune technicien, ne peut s'empêcher de monter régulièrement le volume des baffles pour vérifier qu'aucun problème technique ne vient perturber ces débuts. « Pour la couleur musicale de l'antenne, j'ai voulu créer quelque chose de très varié mêlant groove, pop anglaise et jeunes talents locaux. » Une programmation musicale, comme la station, loin de tout cliché. « On est en banlieue, mais on ne veut pas d'une étiquette rap violent, explique le fondateur Lahbib Eddaouidi. On est une radio qui veut faire entendre la voix des femmes, mais on ne veut pas faire du Ni putes ni soumises. »

En studio, la comédienne Aïcha Ameddah lance des blagues et entame un mouvement de danse. Un moyen de mettre à l'aise les membres de l'association En avant les filles, invitées de l'émission « Projecteur ». « En banlieue, on montre les mecs qui réussissent. Les femmes n'osent pas dire quand elles font des choses, explique-t-elle. J'avais envie de leur donner la parole pour qu'elles prennent confiance en elles. » Mais pas question pour autant de mettre de côté les hommes. « L'objectif est aussi de montrer qu'il y a plein de possibilités culturelles dans le département. On veut aider les gens à s'y retrouver chez eux. »

Même avis pour la journaliste Meriem Alaoui. Casque vissé sur la tête, elle ajuste ses corrections au reportage diffusé aujourd'hui dans son émission « Mag. Emploi ». Sujet du jour : le RSA. Rien à voir avec un sujet ultra-féminin. « Il faut du concret et du local, détaille-t-elle. Les gens sont attachés à ce qui se passe ici. » En témoigne le soutien appuyé des artistes, des sportifs et autres acteurs locaux à la radio. « Notre réseau a fonctionné pour nous aider, tant dans l'achat de matériel que pour nous faire connaître », affirme Lahbib Eddaouidi. Ouvert samedi dernier, le site de la radio a déjà reçu 2 700 visites. En régie, Rémy lance un jingle, et sourit fièrement : « On a tous fait naître un bébé. A nous maintenant de le faire grandir. »

Tiphaine Réto © 20minutes-Rubrique Grand Paris

09:13 Publié dans 20 minutes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rubrique locale

22 octobre 2009

Un Francilien propose des maisons pour moins de 100 euros

_MG_6313.jpg

Devenir propriétaire d'un appartement dans le 20e avec 50 euros en poche. C'est le rêve que veut offrir Edouard Kombo. En juillet, cet informaticien de 23 ans, installé à Vigneux-sur-Seine (Essonne), a lancé DeedoOz.com, un site Internet permettant d'acheter des biens par concours. « J'avais vu un couple qui avait vendu sa maison via une loterie autrichienne. J'ai trouvé l'idée séduisante. »

Moyennant une inscription allant de 1 à 126 euros, chacun peut participer à l'un des mille concours du site. « Il n'y a aucun hasard. Pour gagner, il faut écrire un texte de 50 à 500 caractères sur sa motivation. » Humoristiques, poétiques ou emphatiques, à chacun de trouver les mots. Quand le nombre de participants fixé par le vendeur est atteint, un jury d'enseignants choisit le meilleur texte.

Le concept a fait des petits. La société B-Logic lance ce soir un concours pour gagner la construction d'une maison écologique avec une mise de 29 euros (sur www.gagneunemaison.com). « Tant mieux si l'idée est reprise, commente Edouard Kombo. Mais nous voulons que DeedoOz reste un principe solidaire, que vendeur et acheteur soient gagnant-gagnant. » C'est ce qui plaît à Béatrice Castel-Deminière, propriétaire d'une ferme de 300 m2 dans le Tarn-et-Garonne, en vente depuis deux ans. « Avec la crise, les biens atypiques comme le nôtre n'intéressent personne. » En grande difficulté financière, elle ne compte plus que sur les 88 euros versés par chaque participant à son concours pour récupérer les 500 000 euros de sa maison.

Tiphaine Réto © 20minutes-Rubrique Grand Paris

09:38 Publié dans 20 minutes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rubrique locale

09 octobre 2009

A l'hôtel des corps brisés

Texte : Sébastien Tranchant / Photos : Tiphaine Réto

 

P1-2.jpg

 

P3-4.jpg

 

 

Cette publication est le résultat de notre travail sur les "réfugiés" irakiens en Jordanie. Pour en savoir plus, cliquez ICI.

 

 

 

 

 

29 septembre 2009

Un dialogue avec la police sur les contrôles au faciès

Rost n'oubliera pas le ras-le-bol qui l'a décidé à agir. « J'étais au pied des tours, à Bondy, à discuter avec un ami. En deux heures, nos papiers ont été contrôlés cinq fois... Par le même policier. » Quelques jours plus tard, le rappeur, fondateur de l'association Banlieues actives, débattait sur un plateau de télé avec Jean-François Copé. « J'ai raconté cette histoire. Je voulais que les gens sachent que ce n'est pas du fantasme. Nous sommes réellement harcelés par les contrôles d'identité. »

Banlieues actives, comme la Ligue des droits de l'homme (LDH), AClefeu ou Hui Ji, participera, aujourd'hui, au débat lancé à l'initiative du Collectif représentatif des associations noires (Cran) entre la police et les associations de quartier. « Il s'agit avant tout d'un dialogue contradictoire, prévient Patrick Lozès, président du Cran. Nous voulons faire des propositions pour assainir les relations entre policiers et minorités visibles. » Trois pistes, notamment, seront évoquées : la délivrance d'une attestation lors de chaque contrôle de police, l'identification individuelle des agents par un matricule et la remise d'un « mode d'emploi » du contrôle policier traduit en plusieurs langues. Côté syndicat de police, on va « de bon coeur » à cette première réunion, mais on attend de voir pour s'exprimer.

Tiphaine Réto © 20minutes-Rubrique Grand Paris

08:09 Publié dans 20 minutes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rubrique locale

Et Boulogne-Billancourt... recréa BB

« Elle nous a dit que c'était le plus beau cadeau qu'on pouvait lui faire. » Au lendemain de l'anniversaire de Brigitte Bardot, la ville de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) lance, aujourd'hui, une exposition en hommage à l'icône des sixties. Photos inédites, extraits de films ou interviews de réalisateurs... Dix-sept alcôves scénarisées retracent la vie de la star, depuis son enfance parisienne jusqu'à son engagement pour la cause animale. « L'idée est née lorsqu'un collectionneur m'a montré les affiches qu'il avait amassées, se souvient Pascal Fournier, maire adjoint (UMP) à la culture de Boulogne-Billancourt. J'ai redécouvert le mythe Bardot. » Et ses liens avec la ville : l'actrice a tourné plusieurs fois dans les studios de Boulogne et fut l'égérie de Renault, marque emblématique de la commune. « Et il y a ces initiales que nous partageons, sourit Pascal Fournier. C'est un clin d'oeil léger. » Une légèreté qui a tout à voir avec la manifestation : « Bardot, c'est l'image de la joie de vivre. »

Tiphaine Réto © 20minutes-Rubrique Grand Paris

08:04 Publié dans 20 minutes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rubrique locale

19 septembre 2009

On y entre comme dans les Moulins de Pantin

Ce n'est plus une minoterie. Ce ne sont pas encore des bureaux. La haute silhouette des Grands Moulins de Pantin continue de dominer les bords du canal de l'Ourcq. Mais de longs bâtiments de verre et d'alu sont venus souligner la structure de briques du « château industriel ». Le 1er novembre, les 3 200 salariés de BP2S (BNP Paribas Securities Services) prendront leurs marques dans cet espace réhabilité, qui ouvre exceptionnellement au public ce week-end.

« Au début, il fallait de l'imagination pour voir ce qu'on pouvait réaliser, se souvient Jean-François Authier, associé du cabinet d'architectes Reichen et Robert. Il y avait des machines et des pigeons partout. » Il s'agissait de transformer les 50 000 m2 de terrain en espace tertiaire. Un projet dont BNP Paribas se porte acquéreur en 2004. « Notre filiale avait des locaux dispatchés, explique Frédéric de Pelet, responsable de Programmes chez BNP Paribas Immobilier. Nous voulions réunir tout le monde sur un même site à haute valeur architecturale. » L'homme mène la visite avec enthousiasme. « C'est une ville dans la ville. » Un atrium baigné par une verrière de 25 m2 de haut et des open spaces dessinés dans les matériaux bruts de l'usine se dessinent sous les derniers pots de peinture. En plus des bureaux, le site accueillera notamment deux restaurants, une salle de fitness, un cabinet médical, une médiathèque et un auditorium. Tous a priori fermés au public.

Visite libre demain (14 h-17 h) et dimanche (9 h 30-17 h), depuis la rue du Débarcadère.

Tiphaine Réto © 20minutes-Rubrique Grand Paris

09:27 Publié dans 20 minutes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rubrique locale