17 décembre 2009
Une webgalerie de tronches parisiennes

Elie, alias Papy Dance, anime de son déhanché les après-midi de la place d'Italie. On passe devant, on s'arrête, on sourit. Mais on ne sait rien de sa vie. Papy Dance a pourtant une bonne raison de danser. Paris est peuplée de vedettes anonymes qui, comme Elie, animent un bout de quartier. Des personnalités qui habitent désormais les stations de Brèves de trottoirs. Lancée le 23 novembre par un photographe et un journaliste, cette plate-forme Internet débusque, en quelques diaporamas sonores, l'extraordinaire tapi dans l'ordinaire des rues de la capitale. « Un soir dans un bistrot, un vendeur de fripes m'a raconté toute sa vie, raconte Olivier Lambert. Son récit était truffé d'anecdotes truculentes. J'ai regretté de ne pas avoir de micro pour partager tout ça. »
Le vendeur de fripes est passé. Mais d'autres ont attiré l'attention du jeune homme et de Thomas Salva, son compère photographe. Papy Dance, donc. Mais aussi Patrick, le SDF spéculateur des Gobelins, ou encore Violette, la fleuriste du 5e arrondissement née dans un champ de fleurs. « Paris est la trame de fond d'une promenade où l'on fait des rencontres, reprend Olivier. On cherche ainsi à toucher les Parisiens comme les touristes en leur faisant découvrir la ville loin du stéréotype de la tour Eiffel. »
La visite guidée se prolonge au-delà du site. « On vient de créer un forum pour que les internautes nous laissent des idées de portraits. Mais, à terme, on aimerait que les visiteurs puissent eux aussi laisser une vidéo ou une photo de leurs belles rencontres. »
Car Brèves de trottoirs, c'est aussi un arrêt sur image qui donne envie de lever le nez en même temps que le pied pour aller discuter avec ce voisin un peu particulier.
Tiphaine Réto © 20minutes-Rubrique Grand Paris
www.brevesdetrottoirs.com
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03 novembre 2009
La radio LFM met les femmes à l'antenne à Mantes la Jolie
La bande musicale tourne paisiblement sur les ondes. Mais Rémy Serero, le jeune technicien, ne peut s'empêcher de monter régulièrement le volume des baffles pour vérifier qu'aucun problème technique ne vient perturber ces débuts. « Pour la couleur musicale de l'antenne, j'ai voulu créer quelque chose de très varié mêlant groove, pop anglaise et jeunes talents locaux. » Une programmation musicale, comme la station, loin de tout cliché. « On est en banlieue, mais on ne veut pas d'une étiquette rap violent, explique le fondateur Lahbib Eddaouidi. On est une radio qui veut faire entendre la voix des femmes, mais on ne veut pas faire du Ni putes ni soumises. »
En studio, la comédienne Aïcha Ameddah lance des blagues et entame un mouvement de danse. Un moyen de mettre à l'aise les membres de l'association En avant les filles, invitées de l'émission « Projecteur ». « En banlieue, on montre les mecs qui réussissent. Les femmes n'osent pas dire quand elles font des choses, explique-t-elle. J'avais envie de leur donner la parole pour qu'elles prennent confiance en elles. » Mais pas question pour autant de mettre de côté les hommes. « L'objectif est aussi de montrer qu'il y a plein de possibilités culturelles dans le département. On veut aider les gens à s'y retrouver chez eux. »
Même avis pour la journaliste Meriem Alaoui. Casque vissé sur la tête, elle ajuste ses corrections au reportage diffusé aujourd'hui dans son émission « Mag. Emploi ». Sujet du jour : le RSA. Rien à voir avec un sujet ultra-féminin. « Il faut du concret et du local, détaille-t-elle. Les gens sont attachés à ce qui se passe ici. » En témoigne le soutien appuyé des artistes, des sportifs et autres acteurs locaux à la radio. « Notre réseau a fonctionné pour nous aider, tant dans l'achat de matériel que pour nous faire connaître », affirme Lahbib Eddaouidi. Ouvert samedi dernier, le site de la radio a déjà reçu 2 700 visites. En régie, Rémy lance un jingle, et sourit fièrement : « On a tous fait naître un bébé. A nous maintenant de le faire grandir. »
Tiphaine Réto © 20minutes-Rubrique Grand Paris
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22 octobre 2009
Un Francilien propose des maisons pour moins de 100 euros

Devenir propriétaire d'un appartement dans le 20e avec 50 euros en poche. C'est le rêve que veut offrir Edouard Kombo. En juillet, cet informaticien de 23 ans, installé à Vigneux-sur-Seine (Essonne), a lancé DeedoOz.com, un site Internet permettant d'acheter des biens par concours. « J'avais vu un couple qui avait vendu sa maison via une loterie autrichienne. J'ai trouvé l'idée séduisante. »
Moyennant une inscription allant de 1 à 126 euros, chacun peut participer à l'un des mille concours du site. « Il n'y a aucun hasard. Pour gagner, il faut écrire un texte de 50 à 500 caractères sur sa motivation. » Humoristiques, poétiques ou emphatiques, à chacun de trouver les mots. Quand le nombre de participants fixé par le vendeur est atteint, un jury d'enseignants choisit le meilleur texte.
Le concept a fait des petits. La société B-Logic lance ce soir un concours pour gagner la construction d'une maison écologique avec une mise de 29 euros (sur www.gagneunemaison.com). « Tant mieux si l'idée est reprise, commente Edouard Kombo. Mais nous voulons que DeedoOz reste un principe solidaire, que vendeur et acheteur soient gagnant-gagnant. » C'est ce qui plaît à Béatrice Castel-Deminière, propriétaire d'une ferme de 300 m2 dans le Tarn-et-Garonne, en vente depuis deux ans. « Avec la crise, les biens atypiques comme le nôtre n'intéressent personne. » En grande difficulté financière, elle ne compte plus que sur les 88 euros versés par chaque participant à son concours pour récupérer les 500 000 euros de sa maison.
Tiphaine Réto © 20minutes-Rubrique Grand Paris
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29 septembre 2009
Un dialogue avec la police sur les contrôles au faciès
Rost n'oubliera pas le ras-le-bol qui l'a décidé à agir. « J'étais au pied des tours, à Bondy, à discuter avec un ami. En deux heures, nos papiers ont été contrôlés cinq fois... Par le même policier. » Quelques jours plus tard, le rappeur, fondateur de l'association Banlieues actives, débattait sur un plateau de télé avec Jean-François Copé. « J'ai raconté cette histoire. Je voulais que les gens sachent que ce n'est pas du fantasme. Nous sommes réellement harcelés par les contrôles d'identité. »
Banlieues actives, comme la Ligue des droits de l'homme (LDH), AClefeu ou Hui Ji, participera, aujourd'hui, au débat lancé à l'initiative du Collectif représentatif des associations noires (Cran) entre la police et les associations de quartier. « Il s'agit avant tout d'un dialogue contradictoire, prévient Patrick Lozès, président du Cran. Nous voulons faire des propositions pour assainir les relations entre policiers et minorités visibles. » Trois pistes, notamment, seront évoquées : la délivrance d'une attestation lors de chaque contrôle de police, l'identification individuelle des agents par un matricule et la remise d'un « mode d'emploi » du contrôle policier traduit en plusieurs langues. Côté syndicat de police, on va « de bon coeur » à cette première réunion, mais on attend de voir pour s'exprimer.
Tiphaine Réto © 20minutes-Rubrique Grand Paris
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Et Boulogne-Billancourt... recréa BB
« Elle nous a dit que c'était le plus beau cadeau qu'on pouvait lui faire. » Au lendemain de l'anniversaire de Brigitte Bardot, la ville de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) lance, aujourd'hui, une exposition en hommage à l'icône des sixties. Photos inédites, extraits de films ou interviews de réalisateurs... Dix-sept alcôves scénarisées retracent la vie de la star, depuis son enfance parisienne jusqu'à son engagement pour la cause animale. « L'idée est née lorsqu'un collectionneur m'a montré les affiches qu'il avait amassées, se souvient Pascal Fournier, maire adjoint (UMP) à la culture de Boulogne-Billancourt. J'ai redécouvert le mythe Bardot. » Et ses liens avec la ville : l'actrice a tourné plusieurs fois dans les studios de Boulogne et fut l'égérie de Renault, marque emblématique de la commune. « Et il y a ces initiales que nous partageons, sourit Pascal Fournier. C'est un clin d'oeil léger. » Une légèreté qui a tout à voir avec la manifestation : « Bardot, c'est l'image de la joie de vivre. »
Tiphaine Réto © 20minutes-Rubrique Grand Paris
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19 septembre 2009
On y entre comme dans les Moulins de Pantin
Ce n'est plus une minoterie. Ce ne sont pas encore des bureaux. La haute silhouette des Grands Moulins de Pantin continue de dominer les bords du canal de l'Ourcq. Mais de longs bâtiments de verre et d'alu sont venus souligner la structure de briques du « château industriel ». Le 1er novembre, les 3 200 salariés de BP2S (BNP Paribas Securities Services) prendront leurs marques dans cet espace réhabilité, qui ouvre exceptionnellement au public ce week-end.
« Au début, il fallait de l'imagination pour voir ce qu'on pouvait réaliser, se souvient Jean-François Authier, associé du cabinet d'architectes Reichen et Robert. Il y avait des machines et des pigeons partout. » Il s'agissait de transformer les 50 000 m2 de terrain en espace tertiaire. Un projet dont BNP Paribas se porte acquéreur en 2004. « Notre filiale avait des locaux dispatchés, explique Frédéric de Pelet, responsable de Programmes chez BNP Paribas Immobilier. Nous voulions réunir tout le monde sur un même site à haute valeur architecturale. » L'homme mène la visite avec enthousiasme. « C'est une ville dans la ville. » Un atrium baigné par une verrière de 25 m2 de haut et des open spaces dessinés dans les matériaux bruts de l'usine se dessinent sous les derniers pots de peinture. En plus des bureaux, le site accueillera notamment deux restaurants, une salle de fitness, un cabinet médical, une médiathèque et un auditorium. Tous a priori fermés au public.
Visite libre demain (14 h-17 h) et dimanche (9 h 30-17 h), depuis la rue du Débarcadère.
Tiphaine Réto © 20minutes-Rubrique Grand Paris09:27 Publié dans 20 minutes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rubrique locale
15 septembre 2009
David Douillet, un poids lourd dans les Yvelines
« Mon investiture, je vais l'encadrer et la garder toute ma vie. » David Douillet a entamé, hier à Poissy (78), un nouveau combat : celui des urnes. Choisi par les états-majors de l'UMP pour se présenter à l'élection législative partielle qui se tiendra les 11 et 18 octobre dans les Yvelines, le double champion olympique et son suppléant, le maire (UMP) de Plaisir, Joël Regnault, ont été les premiers candidats de la 12e circonscription à s'inscrire, le matin, à la préfecture. « La politique, c'était quelque chose que j'avais dans le ventre, confie David Douillet. J'ai accompli mes rêves d'enfants. Maintenant, je veux travailler pour les autres. »
Le nouveau candidat a déjà promis de faire du transport et de l'emploi ses deux priorités pour la circonscription. Il souhaite également mettre son « aura » au service de la construction du Grand Paris : « Aujourd'hui, la région Ile-de-France est dernière en matière d'équipements sportifs. Or le sport possède cette notion unique de rassemblement qui permettrait de construire l'âme du Grand Paris. »
Sur un plan national, le candidat rêve aussi d'« un statut pour les mères et pères au foyer » et d'un soutien au bénévolat dans les associations. « La politique a besoin de gens de la société civile. Je démarre, je suis neuf en politique », affirme, sans ciller, le secrétaire national aux Sports de l'UMP, qui se présentera sans doute aux régionales, en mars 2010. Celui qui a longtemps été premier au classement des personnalités préférées des Français est en tout cas rodé aux pratiques de terrain. Dans la rue, enfants et adultes se pressent autour de son imposante carrure pour une photo posée. Un hommage rendu, pour l'instant, davantage au judoka qu'au candidat.
Tiphaine Réto © 20minutes-Rubrique Grand Paris
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11 septembre 2009
L'amour en capitale
Des amants, des amours, les rues de Paris en abritent tous les jours. Quoi de mieux, donc, pour raconter la ville que de retracer ses passions les plus mythiques ? C'est ce que propose Paris mes amours, un documentaire de 52 minutes diffusé demain, à 15 h 50, sur France 3 Paris-Ile-de-France-Centre. Une promenade romantique, de Montmartre au café de Flore, à travers les histoires de couples célèbres.
Premières amours de Serge Gainsbourg et Jane Birkin, amours éternelles de Jean Marais et Jean Cocteau ou amours interdites d'Arletty et du soldat allemand Hans Soering... En tout, sept passions revisitent les âges d'un Paris amoureux. « On aurait pu choisir plein d'histoires, sourit la réalisatrice Valérie Lavalle. Mais on voulait des amours qui aient laissé des traces, qui racontent une époque et qui se disent en musique. » Car ces souvenirs d'amours parisiennes, ponctués par les apparitions de compositeurs contemporains, comme Anaïs ou Alex Beaupain, clament peut-être et avant tout l'amour de la chanson. « Paris mes amours est la déclinaison d'un premier documentaire, Paris en chansons, diffusé sur France 3 en 2008, explique la réalisatrice. « La musique me tient à coeur et ça me plaisait de continuer à raconter Paris par son patrimoine musical. » Un documentaire, donc, comme un hymne à l'amour...
Tiphaine Réto © 20minutes-Rubrique Grand Paris
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08 septembre 2009
"Je le regrette et je paierai"
Le procès des meurtriers de David Almeida, 23 ans, tué de plusieurs coups de couteau dans le 9e arrondissement de Paris, en 2005, se poursuit à la cour d'assises de Paris. Dans le box des principaux accusés, trois hommes, têtes baissées, sont encadrés par des policiers : Ouahid Ben Salah, Jawad Ben Idder et Anouar Boukria.
Hier, la journée a été consacrée à l'audition de ce dernier. L'affaire débute lorsque Anouar Boukria est agressé. Ce 25 mai 2005, il est roué de coups pour avoir « dragué » une fille. Légèrement blessé, il rejoint des amis place de la République, et les convainc d'y retourner pour obtenir des explications. Le récit du jeune homme de 26 ans est ponctué de silences. La fin de l'histoire, tout le monde la connaît dans la salle : Anouar blessera grièvement un jeune infirme et Ouahid portera un coup de couteau mortel à David. « David n'était au courant de rien, affirme un témoin. Il était là au mauvais moment. »
Anouar Boukria a du mal à lever les yeux. « Je n'ai jamais voulu que ça se termine comme ça. Je le regrette et je paierai », lâche-t-il en s'excusant. « Aujourd'hui, je sais qu'il faut la vérité. » Face à Me Tcholakian, l'avocat des parents de David, le jeune homme s'embrouille pourtant. Difficile de savoir combien de couteaux ont été achetés juste avant les faits, et de savoir pourquoi le jeune homme s'était armé de la sorte pour « obtenir des explications ».
Me Tcholakian s'emporte : « Vous dites qu'après les faits, vous êtes allé dîner. Je n'ai jamais donné de coups de couteau à un homme. Est-ce que ça donne faim ? » L'avocat général, Me Ferlet, prend le relais : « N'aviez-vous donc aucun remords ? » La voix d'Anouar Boukria se perd dans un souffle : « J'avais le remords de n'avoir eu aucune explication. » Le verdict, prévu pour le 15 septembre, pourrait tomber en fin de semaine.
Tiphaine Réto © 20minutes-Rubrique Grand Paris
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05 juin 2009
L'Ile-de-France au coeur du scutin européen
Vingt-sept listes pour treize sièges. Le vote a beau être national, les résultats des élections européennes de dimanche sont particulièrement attendus en Ile-de-France. C'est dans cette circonscription, la seule qui coïncide avec une région administrative, que le plus grand nombre de têtes d'affiche se présentent. Tour d'horizon des forces en présence.
Le PS défié par les Verts
Avec 18 % d'intentions de vote, selon un sondage BVA publié mercredi dans Le Parisien, c'est en Ile-de-France que le Parti socialiste pourrait faire son plus mauvais score. Au point que Benoît Hamon, numéro 3 de la liste, n'est pas assuré de pouvoir siéger à Strasbourg. La raison principale : l'émiettement des voix de gauche, notamment au profit des Verts, crédités de 16 %. Ceux-ci, d'ailleurs, ne cachent plus leur espoir de battre le PS à Paris intra-muros grâce à un fort électorat bobo. Clé de cet engouement : la personnalité de Daniel Cohn-Bendit, tête de liste, qui « n'a déposé aucun rapport durant la dernière session » parlementaire, a rappelé hier Benoît Hamon. Au PS, certains dénoncent aussi le choix d'Harlem Désir, personnalité effacée, en numéro 1. « Le casting de notre liste est mauvais », grogne un responsable. « Dans les quatre premiers de la liste, il y a deux ouistes et deux nonistes [au référendum sur le texte constitutionnel]. L'Ile-de-France est pourtant la région qui a voté oui le plus largement. » Reste qu'un Francilien sur deux, tenté de voter Verts, se dit susceptible de voter PS.
Une UMP en force
Avec 30, 5 % d'intentions de vote, l'UMP s'imposerait largement dans la région. Malgré la faible cote de popularité du chef de l'Etat, la majorité serait épargnée par le vote-sanction : 59 % des Franciliens déclarent ne pas vouloir voter en fonction du gouvernement. « La présidence française de l'Union européenne nous a été très favorable », précise Philippe Juvain, 5e candidat sur la liste UMP. Autre atout pour le parti, celui d'une composition de liste savamment orchestrée : « Entre Michel Barnier et Rachida Dati, l'UMP a mis en avant, en Ile-de-France, deux de ses principales stars », observe Gaël Slimane, directeur adjoint de l'institut BVA. Une observation à peine tempérée par la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, Rama Yade : « C'est la légitimité européenne de Michel Barnier qui est l'atout principal de la liste. »
Le MoDem, grand perdant ?
Plus question, pour l'instant, de jouer le troisième homme entre gauche et droite. 11 % seulement d'intentions de vote placent le MoDem loin derrière la liste des Verts. « La perméabilité est forte entre les électeurs du MoDem et des écologistes, précise Gaël Sliman. François Bayrou, qui a fait une campagne centrée sur lui, Nicolas Sarkozy et la France, a pu décevoir son coeur d'électorat particulièrement europhile. » Le ton entre François Bayrou et Daniel Cohn-Bendit est monté vivement hier soir. Le premier a demandé à son rival d'« assumer ses écrits » sur la sexualité des enfants, tandis que l'autre l'a traité de « minable ».
Le Front de gauche tire son épingle du jeu
Alors qu'au niveau national, NPA et Front de gauche restent au coude-à-coude, l'Ile-de-France voterait à 7 % pour la coalition de Jean-Luc Mélenchon et du PCF. Un résultat deux fois plus élevé que le parti d'Olivier Besancenot. Mais les jeux ne sont pas faits : toujours selon Gaël Sliman, « Benoît Hamon bénéficie d'une grande popularité à l'extrême gauche ».
La droite de la droite dans les choux
77 % des voix de droite se concentrent sur l'UMP. De quoi laisser le FN, la liste villiériste Libertas et la candidature de Nicolas Dupont-Aignan au rang des marginaux. L'Ile-de-France n'est pas historiquement une terre d'extrême droite. Surtout que les têtes de liste des trois partis sont peu connues.
Des micropartis quasi inexistants
Cannabis sans frontières ou Europe décroissance... Chaque élection amène son lot de partis indépendants. Réunis, ils ne dépassent pas les 4 % d'intentions de vote. La liste antisioniste de Dieudonné pourrait ne pas dépasser 0,5 % des suffrages, contre les 3 % espérés. « La cible à laquelle s'adresse Dieudonné est une catégorie populaire qui se déplace très peu pour voter », note Gaël Sliman.
19:23 Publié dans 20 minutes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rubrique locale









