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19 février 2009

Bordeaux, la blanche d'Aquitaine

 

On la dit froide et fière, un peu hautaine, souvent cabocharde. Mais Bordeaux a de quoi cultiver sa superbe. La reine d'Aquitaine, assise sur son terreau de vignes, a su traverser les époques avec gracilité.

Arpentez ses quartiers, vous le comprendrez. A la lueur du petit jour, les bords de Garonne s'éveillent comme autrefois. Les bateaux de croisière s'étirent sur le long fleuve pour quitter le Port de la Lune. C'est d'ici, au gré des flottes de tous horizons que s'est construite la richesse de Bordeaux. Aujourd'hui entièrement rénové, le quartier fait à nouveau la fierté de ses habitants.

On s'y promène, le nez au vent, pour admirer les façades ciselées de pierres blanches. Laissez vous porter par le flot des badauds et pénétrez dans l'ombrage de ses rues. Vous tomberez très vite sur quelque place aérée où, le temps d'un repas, la ville et ses parfums du sud vous couleront en bouche. Comme les cépages qui la rendirent célèbre, Bordeaux se savoure et se partage.

Si vous prenez un peu de hauteur, au dessus des toits de tuiles rouges, vous apercevrez ici, les flèches gothique de la basilique Saint-Michel; là, les tours rondes de la Grosse-Cloche, vestige puissant du Moyen-Age. Plus loin, près de l'église Saint-Pierre, ce sont les souvenirs du port gallo-romain de Burdigale qui vous feront remonter le temps.

On la dit froide et fière, un peu hautaine. Mais on oublie souvent que, malgré le poids des siècles, Bordeaux est une ville jeune. A la nuit tombée, cette fois, ne soyez pas surpris si des accents catalans prennent le dessus sur son ascendance anglo-saxonne. Les bars à tapas se remplissent et, quai de Paludate, la nuit, parfois, se prolonge jusqu'au petit jour.

Tiphaine Réto © Vasty.fr

17 février 2009

Marseille, la fière méditerranéenne

 

De Marseille, on connaît le pastis, la pétanque et le verbe haut. Les clichés colorés des terres de Marius et les accents chantants du stade Vélodrome. Mais avec vingt-six siècles d'existence, la cité phocéenne a d'avantage encore à partager.

Dans la lumière du Vieux Port, sur les pontons du Ferry-Boat cher à Marcel Pagnol, la ville s'éveille vite. Longez la célèbre Canebière aux façades fières ou prenez de la hauteur en cherchant le parvis de Notre-Dame-de-la-Garde : les parfums épicés et les bruissements joyeux du Sud vous introduiront au mieux dans ce pays de fierté. Dans le quartier historique du Panier, derrière le magistral hôtel de ville, les ruelles étroites et colorées vous perdront dans le Marseille pittoresque. Escaliers pavés et pentus, linges aux fenêtres et placettes éclairées... Tout ici vous rappelle que vous êtes dans l'une des plus belles villes méditerranéenne.

Pour plus de calme, le petit port de l'Estaque, protégé du Mistral par la chaîne de la Nerthe, vous attendra pour déguster la fameuse bouillabaisse. Peuchère ! C'est ici que les peintres les plus célèbres de l'impressionnisme, du cubisme et du fauvisme ont su capter la magie marseillaise. On les comprend : l'âme forte et bigarrée de Phocée continue de percer dans cet amalgame de folies architecturales du XIXème siècle et de maisons d'ouvriers des tuileries voisines. Et puis... L'endroit est un belvédère remarquable pour saisir du regard l'ensemble du golfe de Marseille.

Tiphaine Réto © vasty.fr

16 février 2009

Saint Raphaël, la perle de la Côte d'Azur

Bien sûr, il y a la mer, les plages et les plaisirs nautiques. Mais Saint-Raphaël mérite plus qu'une escale balnéaire. Lovée dans les derniers arpents du massif de l'Estérel, la ville lumière de la Côte d'Azur vous promet bien des surprises.

Commencez par la vieille ville. L'ancien quartier des paysans est sillonné de ruelles étroites. Au détour de l'une d'elle, vous ne manquerez pas de tomber sur le marché aux fleurs, dont les parfums et les couleurs vous chantent la Provence. Poussez les portes de l'église des templiers San Rafeu. Au sein de son presbytère, vous pourrez musarder au gré des trésors du musée archéologique. Pour prendre un peu de hauteur sur la ville, grimpez au sommet de la tour de guet et laissez vous aller à la contemplation de la baie. Napoléon, lui-même, y a regarder son destin. C'est d'ici que le général embarqua pour son exil sur l'île d'Elbe.

Si le marché aux fleurs vous a mis en appétit, vous pouvez également vous glisser jusqu'au quartier de la Marine. Sous les platanes du cours Jean-Bart, à proximité des « pointus » du Vieux Port, rascasses et rougets attisent ici l'envie.

Pour les plus sportifs, le sentier du Littoral, qui relie le port de plaisance Santa Lucia à la pointe de la Baumette, est à ne pas rater. Le chemin escarpé qu'empruntait autrefois les douaniers surplombe le bleu de la Méditerranée. Un bleu si limpide qu'il n'est pas rare d'y deviner les richesses des fonds marins que les non-initiés à la plongée n'auront pu aller voir de près. Lave noire, grès rouges ou estérellite bleue-grise, la palette minérale rappelle que l'Estérel est avant tout une terre volcanique. Levez les yeux : peut-être apercevrez vous, au dessus des pins parasols et des chênes lièges, tournoyer, majestueux, l'un des rapaces, hôtes de ces lieux.

Tiphaine Réto © vasty.fr

Toulouse, la rose du Sud-Ouest

 

Une couleur, un accent, mais mille facettes. Cité historique, métropole culturelle et bastion de la technologie, Toulouse rayonne en Midi Pyrénées. Ici, vous êtes dans le Sud. Sa joie de vivre et sa générosité se savourent le nez au vent.

De la place du Capitole, où siège l'hôtel de ville, les rues pavées s'enchevêtrent dans l'histoire de la ville. Ses briques roses, qui virent à l'ocre au déclin du soleil, ravivent son passé antique. La basilique Saint-Sernin comme le cloître des Jacobins rappellent à eux seuls l'importance de la ville dans la lutte contre « l'hérésie cathare » du Moyen-Age. N'oubliez pas non plus de pousser les portes. Derrière les lourdes façades se cachent des trésors : Toulouse détient le record du nombre d'hôtels particuliers du XVIème siècle. La Cité de l'espace, quant à elle, vous propulse vers le futur.

Sur les bords de Garonne, il est à parier que vous croiserez des artistes en goguette. Fierté des Toulousains, le fleuve chanté par Nougaro est le cœur vibrant de la ville. Les festivals y fleurissent toute l'année et les ponts qui le traversent ravissent promeneurs et amateurs de photos.

Mais au lourd débit de la Garonne, vous pouvez préférer la langueur des canaux. Le célèbre Canal du Midi, creusé par Pierre-Paul Riquet en 1662, relie la Mer Méditerranée à l'océan Atlantique. A pied ou à vélo, vous pourrez aisément sortir de la ville en longeant ses berges. Et, pourquoi pas, remonter les écluses à bord d'une péniche, chargée des violettes du pays.

Tiphaine Réto © vasty.fr

05 février 2009

Quand le web fait surfer les emplois de la grande distribution

Auchan, Carrefour, Les Mousquetaires et même Monoprix... Ils s'y sont tous mis. Le cybermarché est venu peu à peu titiller le traditionnel hypermarché à coup de clics gagnants. Une nouvelle branche de la grande distribution qui révolutionne le secteur et décuple les possibilités d'embauche.

Fini le temps de l'arpentage de rayon sous la lumière blafarde des néons de supermarché. Aujourd'hui, le commerce est électronique ou n'est pas ! Enfin presque...
Depuis le début des années 2000, l'explosion des sites de vente en ligne a révolutionné le secteur de la grande distribution. D'abord l'attribution de « pure-players », tels que Opodo ou Amazon, dont l'activité était exclusivement tournée vers internet, le phénomène a été repris par les grandes marques du commerce traditionnel.

Plus de 10 000 sites marchands

Et pour cause... Selon la Fédération des entreprises de vente à distance (Fevad), le volume d'affaires du secteur est passé de 2,2 à 7 milliards d'euros entre 2002 et 2005. Un marché alléchant à ne pas laisser filer. Résultat : dans la seule année 2005, le nombre de sites marchands serait passé de 7500 à plus de 10 000.

12 % de poste en plus en 2008

Derrière cette conjoncture favorable, l'emploi des cadres de la distribution a lui aussi évolué. En 2007, toujours selon la Fevad, on ne recensait pas moins de 15 500 e-commerçants. Parmi eux, 30 % de cadres. Et ce n'est pas fini puisqu'en 2008, d'après une enquête réalisée par Benchmark Group, les créations de postes ont augmenté de 12 %. « On peut s'attendre a la même chose en 2009 », avance Pierre Cannet, fondateur du cabinet Blue-Search conseil, spécialisé en recrutement dans l'internet, la vente par correspondance et les nouvelles technologies.

De nouveaux métiers

Des postes créés. Des métiers aussi. Car le e-commerce a changé la donne y compris au sein des branches du secteur. Chef de rayon en ligne, web designer ou responsable référencement naturel sont désormais au cœur de la machinerie du e-commerce. « Les métiers de l'informatique, évidemment, sont devenus très importants, note Eric Le Strat, de Houra.fr, premier cybermarché français créé en 2000. Mais il a aussi fallu faire évoluer les méthodes des commerciaux ou les façons de penser le marketing. » Difficile en effet de vendre de la même manière l'image d'une boîte de haricots en ligne et la boîte de haricots elle-même manipulable et observable en magasin.

Plus informel le e-commerce

« Les codes eux aussi ont été modifiés, reprend Pierre Cannet, de Blue-Search Conseil. Le responsable de magasin qui arrivait à 7h pour inspecter ses rayons et ne repartait que tard le soir après avoir vérifié trois fois que tout tournait rond a fait son temps... Dans le e-commerce, on peut se permettre d'arriver plus tard le matin et de faire varier ses latitudes horaires. Les relations hiérarchiques, également, sont généralement plus informelles. »

Un secteur besogneux

Un coup de balais sur la poussière de l'étiquette dévalorisée de la grande distribution ? Alors que le secteur traditionnel peine toujours à attirer les cadres, le e-commerce pourrait-il venir redorer son blason ? « Pas vraiment, affirme Eric Le Strat, de Houra.fr. Le secteur est toujours difficile et besogneux, même sur les sites de vente en ligne. Et il reste mal payé. »

Mieux payés chez les pure-players

« C'est un peu l'erreur des enseignes de la grande distribution, confie Pierre Cannet. Elles ont voulu appliquer la même grille salariale à leurs employés en e-commerce, à l'inverse des pure-players qui, eux, ont compris que pour attirer les candidats il fallait adapter les salaires. » Si tout reste relatif d'un groupe à l'autre, le salaire de base d'un responsable marketing on line dans les groupes traditionnels de grande distribution serait de 10 à 20 % moins élevé que chez les pure-players.

Promotions rapides

Avantage supplémentaire pour l’e-commerce, les évolutions de carrière s'avèrent plus prometteuses en cybermarché qu'en hypermarché. « Les équipes sont plus réduites, les échelons moins nombreux à gravir, expose Eric Le Strat. Et on fonctionne beaucoup plus à la méritocratie. » Au moins une bonne raison pour tisser sa toile dans le e-commerce.

Tiphaine Réto © Cadremploi.fr - Publié le 05.02.09

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