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23 juin 2009

Bi Kidude, une chanteuse libre qui donne espoir aux femmes

Texte Delphine Barrais / Photo Tiphaine Réto

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Plus de photos

Petit bonus sonore :
podcast

20 juin 2009

Auto-promo

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Sur le site www.oeilduviseur.com, l'une de mes photos du projet "Rendez-vous aux bains douches" est commentée et analysée.

A voir et écouter ICI.

Et pour retrouver le diaporama sonore "Rendez-vous aux bains-douches", c'est LA.

10 juin 2009

Zanzibar, l'indépendance à prix d'algues

Texte : Delphine Barrais / Photos : Tiphaine Réto

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09 juin 2009

Portage salarial / auto-entrepreneuriat : le match

3000 auto-entrepreneurs nouveaux par jour. La loi Novelli, depuis son adoption en janvier 2009, a déjà fait un bon nombre d'adeptes. Simple, sans risque et sans trop de frais... Le système a les atouts pour chasser sur le terrain des sociétés de portage.

« Ca ne s'oppose pas, ça se complète. » Le cri est unanime tant du côté des sociétés de portage salarial que des têtes pensantes de l'auto-entrepreneuriat. Pourtant, devant le succès impressionnant de la loi Novelli sur le statut d'auto-entrepreneur (près de 150 000 inscrits depuis le 1er janvier 2009), les entreprises de portage pourraient bien se faire du mouron.

Plus simples et plus accessibles

François Hurel est celui par qui tout a commencé. Le délégué général de la Compagnie nationale des commissaires aux comptes a rédigé le rapport qui a permis la création de la loi Novelli. Même si, en façade, il affirme que les deux systèmes ne peuvent être mis en concurrence, il reconnaît que « là où le portage salarial offrait des opportunités, l'auto-entrepreneuriat en offre d'autres. Plus simples et plus accessibles à tous. »

Aucun risque

C'est ce qui a séduit Hélène Lelandais, « 29 ans depuis le 14 mai ». La date est importante : le jour de son anniversaire, en quelques clics sur internet, la jeune femme s'est offerte « son » entreprise, une société de prestation de secrétariat. « Depuis longtemps, je voulais savoir pourquoi je me levais le matin », se réjouit Hélène. Le système de l'auto-entrepreneuriat lui a permis de sauter le cap. « C'était extrêmement simple et je sais que je ne prends aucun risque puisqu'on ne paie des charges que sur ce que l'on gagne. » Le portage salarial ? La nouvelle auto-entrepreneuse reconnaît ne pas y avoir trop réfléchi. « Ca ne m'intéressait pas. Le fait de devoir laisser une partie de mes revenus à une société ne me plaisait pas. »

45 % contre 75 % de la facture

« C'est là, la force majeure de l'auto-entrepreneuriat », s'enthousiasme Grégoire Leclercq. Le jeune homme a lancé la première Fédération des auto-entrepreneurs il y a six mois. L'association compte déjà plus de 1 200 membres. « A qui s'adresse le portage salarial ? A plus grand monde », sourit-il avant de faire un bref un calcul. « En portage, vous touchez 45 % de ce que vous facturez. En auto-entrepreneur, vous empochez 75 %. C'est quand même plus intéressant, non ? »

Chiffre d'affaire limité

Du côté des sociétés de portage, on ne dément pas. « La loi Novelli a mis en place un excellent système, affirme Radhia Amirat, responsable de la communication du Syndicat national des entreprises de portage salarial (Sneps). Mais tout dépend de votre type d'activité. » Pour les professionnels, les deux systèmes ne s'adressent pas aux mêmes profils : « L'auto-entrepreneuriat a un chiffre d'affaire limité à 32 000 euros par an. Il est parfait pour les petites activités parallèles. Mais pour les gens qui souhaitent développer une activité principale sans avoir à se préoccuper des tracasseries administratives, le portage salarial est préférable. »

Pas le même public

Même constat pour Jean-Charles Vallet, président du Sneps. Dans sa propre société, Calleo, il enregistre une croissance de 20 % pour l'année en cours. « Le portage salarial est un confort. Nous nous adressons majoritairement à des gens qui gagnent plus de 30 000 euros par an. Un public senior qui tient, par ailleurs, à son régime général. »

Plus d'assurances avec le portage

Car là est l'équation : alors que les sociétés de portage permettent de cotiser pour la retraite et pour l'assurance chômage, l'auto-entrepreneuriat, s'il coûte peu, offre peu de protection. « C'est sur le plan des assurances que les sociétés de portage continueront à faire la différence, reconnaît Grégoire Leclercq, de la Fédération des auto-entrepreneurs. Elles accompagnent leur client un à un sur un business plan et sont donc plus à même de proposer des solutions qualifiées pour chacun. »

Observer sur la longueur

Malgré cet attrait, les chiffres gouvernementaux révèlent que les deux activités fétiches du portage salarial, conseil de gestion et services à la personne, sont à l'heure actuelle les plus représentées dans l'auto-entrepreneuriat. « On fera le point dans deux ans, propose, confiant, Jean-Charles Vallet. Une fois l'effet de mode passé, il faudra voir combien de ces nouvelles structures tiendront sur la durée. »

Des changements de statuts

D'autant plus qu'une fois le seuil des 32 000 euros atteints (80 000 euros pour les établissements à vocation commerciale), les auto-entrepreneurs passent directement au statut d'entreprise en EURL ou SARL. « Certains ne seront pas forcément préparés à ce genre de changements », prévient Radhia Amirat. Et préfèreront rechanger de statuts pour faire appel aux services d'une société de portage qui gèrera leur administratif ?... On vous l'avait dit : « Ca ne s'oppose pas, ça se complète. »

Tiphaine Réto © Cadremploi.fr - Publié le 05.06.09

05 juin 2009

L'Ile-de-France au coeur du scutin européen

Vingt-sept listes pour treize sièges. Le vote a beau être national, les résultats des élections européennes de dimanche sont particulièrement attendus en Ile-de-France. C'est dans cette circonscription, la seule qui coïncide avec une région administrative, que le plus grand nombre de têtes d'affiche se présentent. Tour d'horizon des forces en présence.

Le PS défié par les Verts

Avec 18 % d'intentions de vote, selon un sondage BVA publié mercredi dans Le Parisien, c'est en Ile-de-France que le Parti socialiste pourrait faire son plus mauvais score. Au point que Benoît Hamon, numéro 3 de la liste, n'est pas assuré de pouvoir siéger à Strasbourg. La raison principale : l'émiettement des voix de gauche, notamment au profit des Verts, crédités de 16 %. Ceux-ci, d'ailleurs, ne cachent plus leur espoir de battre le PS à Paris intra-muros grâce à un fort électorat bobo. Clé de cet engouement : la personnalité de Daniel Cohn-Bendit, tête de liste, qui « n'a déposé aucun rapport durant la dernière session » parlementaire, a rappelé hier Benoît Hamon. Au PS, certains dénoncent aussi le choix d'Harlem Désir, personnalité effacée, en numéro 1. « Le casting de notre liste est mauvais », grogne un responsable. « Dans les quatre premiers de la liste, il y a deux ouistes et deux nonistes [au référendum sur le texte constitutionnel]. L'Ile-de-France est pourtant la région qui a voté oui le plus largement. » Reste qu'un Francilien sur deux, tenté de voter Verts, se dit susceptible de voter PS.

Une UMP en force

Avec 30, 5 % d'intentions de vote, l'UMP s'imposerait largement dans la région. Malgré la faible cote de popularité du chef de l'Etat, la majorité serait épargnée par le vote-sanction : 59 % des Franciliens déclarent ne pas vouloir voter en fonction du gouvernement. « La présidence française de l'Union européenne nous a été très favorable », précise Philippe Juvain, 5e candidat sur la liste UMP. Autre atout pour le parti, celui d'une composition de liste savamment orchestrée : « Entre Michel Barnier et Rachida Dati, l'UMP a mis en avant, en Ile-de-France, deux de ses principales stars », observe Gaël Slimane, directeur adjoint de l'institut BVA. Une observation à peine tempérée par la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, Rama Yade : « C'est la légitimité européenne de Michel Barnier qui est l'atout principal de la liste. »

Le MoDem, grand perdant ?

Plus question, pour l'instant, de jouer le troisième homme entre gauche et droite. 11 % seulement d'intentions de vote placent le MoDem loin derrière la liste des Verts. « La perméabilité est forte entre les électeurs du MoDem et des écologistes, précise Gaël Sliman. François Bayrou, qui a fait une campagne centrée sur lui, Nicolas Sarkozy et la France, a pu décevoir son coeur d'électorat particulièrement europhile. » Le ton entre François Bayrou et Daniel Cohn-Bendit est monté vivement hier soir. Le premier a demandé à son rival d'« assumer ses écrits » sur la sexualité des enfants, tandis que l'autre l'a traité de « minable ».

Le Front de gauche tire son épingle du jeu

Alors qu'au niveau national, NPA et Front de gauche restent au coude-à-coude, l'Ile-de-France voterait à 7 % pour la coalition de Jean-Luc Mélenchon et du PCF. Un résultat deux fois plus élevé que le parti d'Olivier Besancenot. Mais les jeux ne sont pas faits : toujours selon Gaël Sliman, « Benoît Hamon bénéficie d'une grande popularité à l'extrême gauche ».

La droite de la droite dans les choux

77 % des voix de droite se concentrent sur l'UMP. De quoi laisser le FN, la liste villiériste Libertas et la candidature de Nicolas Dupont-Aignan au rang des marginaux. L'Ile-de-France n'est pas historiquement une terre d'extrême droite. Surtout que les têtes de liste des trois partis sont peu connues.

Des micropartis quasi inexistants

Cannabis sans frontières ou Europe décroissance... Chaque élection amène son lot de partis indépendants. Réunis, ils ne dépassent pas les 4 % d'intentions de vote. La liste antisioniste de Dieudonné pourrait ne pas dépasser 0,5 % des suffrages, contre les 3 % espérés. « La cible à laquelle s'adresse Dieudonné est une catégorie populaire qui se déplace très peu pour voter », note Gaël Sliman.

Alexandre Sulzer et Tiphaine Réto © 20minutes-Rubrique Grand Paris

Les bons comptes font que les bons amis le restent

« En période de crise, les banques prêtent moins, mais les amis s'aident plus. » Un constat simple qui a permis à Jean-Christophe Capelli de cofonder, à Arcueil (Val-de-Marne) et dans le 13e arrondissement, FriendsClear, un site de prêts d'argent entre proches. « Quand on prête de l'argent, on ose rarement demander une reconnaissance de dette, des échéances de paiement ou des versements mensuels. Et l'argent devient un tabou. » Résultat : l'emprunteur peut oublier d'économiser d'un mois sur l'autre, la dette s'éternise et les relations entre amis se dégradent. Des risques qui n'empêchent pas une moyenne annuelle de 2 milliards d'euros de prêts privés en France.

« Notre idée est de servir de médiateur entre prêteur et emprunteur. Nous formalisons les choses par écrit avec eux et accompagnons le débiteur dans ses remboursements. » Seules conditions requises : un prêt limité à 10 000 euros sur trois ans, avec un taux d'intérêt maximal soumis au taux d'usure. « Mais, en moyenne, les gens empruntent 2 500 euros à taux zéro, reprend Jean-Christophe Capelli. Souvent pour investir dans un besoin précis, comme l'achat d'un véhicule pour aller travailler. » Lancé en octobre dernier, le site enregistre actuellement un prêt par jour.

« Cette solution plus normée qu'un échange sur un coin de table rassure tout le monde, explique Mathieu, 37 ans. En officialisant le prêt, elle responsabilise les deux parties. » Depuis ses 23 ans, le jeune homme se trouve dans la spirale du surendettement, éjecté des systèmes bancaires. Décidé aujourd'hui à monter son entreprise, il a recours, depuis quatre mois, aux services de FriendsClear. « J'ai fait deux emprunts auprès de personnes de mon réseau : l'un de 100 euros et l'autre de 1 000 euros. » Des sommes qu'il tente de rembourser scrupuleusement sur huit mois. « Parce que demain, j'espère devenir prêteur. »

Tiphaine Réto ©20minutes-rubrique Grand Paris.

04 juin 2009

Un réseau de jeux d'argent illégaux devant la justice

Les chaises pliantes des vingt-deux prévenus s'accumulent devant la barre. Gérants de société de placement de jeux et exploitants de bar comparaissaient, hier en audience spéciale, devant la 13e chambre du tribunal correctionnel de Créteil (Val-de-Marne). Les faits remontent à 2001, lorsque les douanes reçoivent des informations sur l'exploitation de jeux de hasard dans plusieurs brasseries de la commune d'Alfortville (Val-de-Marne). Des jeux d'argent sur des Bingo et des Video Poker étaient dissimulés derrière des jeux électroniques classiques. « Un procédé assez courant », remarque le juge Jean-Baptiste Acchiardi. Mais illégal : « En dehors de la Française des Jeux et à l'exception des fêtes foraines et des casinos, la loi interdit le commerce des jeux d'argent, précise le procureur Jean-Paul Content. Tant que cette législation n'aura pas été modifiée, nous nous devons de l'appliquer. »

Car si la majorité des prévenus, présents ou absents à l'audience, reconnaît les faits, tous s'accordent, dans les couloirs comme à la barre, sur l'improbabilité de voir les paris et les jeux s'arrêter dans les cafés : « Vous pouvez tout interdire, raconte l'un d'eux, désabusé. Vous trouverez toujours quelqu'un pour miser sur la position d'une petite cuillère au comptoir. » « Et pourquoi, on ne nous autorise pas à avoir ces jeux, s'indigne l'un des cafetiers. Ça ramène du monde et ça fidélise la clientèle... Les bistrots, aujourd'hui, ce sont des déserts. »

Après une journée d'audience, le jugement a été mis en délibéré au 22 juin. Le procureur, clément devant le « caractère artisanal » de l'affaire, n'a requis que des peines d'emprisonnement avec sursis, assorties d'amendes pour certains placiers, et des amendes allant de 1 500 à 3 000 euros pour les exploitants.

Tiphaine Réto © 20minutes-Rubrique Grand Paris

03 juin 2009

Les mégots de cigarettes ne partent pas en fumée

C'est bien connu, le tabac tue. Mais qu'il pollue, l'idée est moins répandue. Pourtant, un mégot jeté dans la rue mettra douze ans à se décomposer. « Mais si vous faites un sondage, 90 % des fumeurs ne voient aucun mal à jeter leurs mégots par terre, observe François Dagnaud, adjoint (PS) chargé de la propreté à la Mairie de Paris. On n'a pas encore pris conscience que la cigarette est un déchet. » Et un déchet envahissant depuis l'entrée en vigueur de la loi sur l'interdiction de fumer dans les lieux publics.

Pour y remédier, la Ville de Paris organise des opérations de sensibilisation. Hier, plus de deux cents cendriers de poche ont été distribués devant le lycée Charlemagne (4e). « Le but n'est pas de culpabiliser les fumeurs, reprend François Dagnaud, mais de faire d'eux des partenaires de l'environnement. »

Si l'idée est belle dans les faits, il faudra encore quelques années avant qu'elle parvienne à ses fins. Adossées au mur du lycée, Sarah et Enora s'en grillent une à la sortie des cours. En regardant « la petite boîte de cirage » pour leurs mégots usagés, elles sourient : « On va y penser aujourd'hui, mais demain... » Demain ? Ce ne sont pas moins de 40 000 poubelles équipées de cendriers qui quadrilleront, en 2010, les rues de Paris. Pour faire passer l'envie de polluer.

Tiphaine Réto © 20minutes-Rubrique Grand Paris

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