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29 septembre 2009

Un dialogue avec la police sur les contrôles au faciès

Rost n'oubliera pas le ras-le-bol qui l'a décidé à agir. « J'étais au pied des tours, à Bondy, à discuter avec un ami. En deux heures, nos papiers ont été contrôlés cinq fois... Par le même policier. » Quelques jours plus tard, le rappeur, fondateur de l'association Banlieues actives, débattait sur un plateau de télé avec Jean-François Copé. « J'ai raconté cette histoire. Je voulais que les gens sachent que ce n'est pas du fantasme. Nous sommes réellement harcelés par les contrôles d'identité. »

Banlieues actives, comme la Ligue des droits de l'homme (LDH), AClefeu ou Hui Ji, participera, aujourd'hui, au débat lancé à l'initiative du Collectif représentatif des associations noires (Cran) entre la police et les associations de quartier. « Il s'agit avant tout d'un dialogue contradictoire, prévient Patrick Lozès, président du Cran. Nous voulons faire des propositions pour assainir les relations entre policiers et minorités visibles. » Trois pistes, notamment, seront évoquées : la délivrance d'une attestation lors de chaque contrôle de police, l'identification individuelle des agents par un matricule et la remise d'un « mode d'emploi » du contrôle policier traduit en plusieurs langues. Côté syndicat de police, on va « de bon coeur » à cette première réunion, mais on attend de voir pour s'exprimer.

Tiphaine Réto © 20minutes-Rubrique Grand Paris

Et Boulogne-Billancourt... recréa BB

« Elle nous a dit que c'était le plus beau cadeau qu'on pouvait lui faire. » Au lendemain de l'anniversaire de Brigitte Bardot, la ville de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) lance, aujourd'hui, une exposition en hommage à l'icône des sixties. Photos inédites, extraits de films ou interviews de réalisateurs... Dix-sept alcôves scénarisées retracent la vie de la star, depuis son enfance parisienne jusqu'à son engagement pour la cause animale. « L'idée est née lorsqu'un collectionneur m'a montré les affiches qu'il avait amassées, se souvient Pascal Fournier, maire adjoint (UMP) à la culture de Boulogne-Billancourt. J'ai redécouvert le mythe Bardot. » Et ses liens avec la ville : l'actrice a tourné plusieurs fois dans les studios de Boulogne et fut l'égérie de Renault, marque emblématique de la commune. « Et il y a ces initiales que nous partageons, sourit Pascal Fournier. C'est un clin d'oeil léger. » Une légèreté qui a tout à voir avec la manifestation : « Bardot, c'est l'image de la joie de vivre. »

Tiphaine Réto © 20minutes-Rubrique Grand Paris

19 septembre 2009

On y entre comme dans les Moulins de Pantin

Ce n'est plus une minoterie. Ce ne sont pas encore des bureaux. La haute silhouette des Grands Moulins de Pantin continue de dominer les bords du canal de l'Ourcq. Mais de longs bâtiments de verre et d'alu sont venus souligner la structure de briques du « château industriel ». Le 1er novembre, les 3 200 salariés de BP2S (BNP Paribas Securities Services) prendront leurs marques dans cet espace réhabilité, qui ouvre exceptionnellement au public ce week-end.

« Au début, il fallait de l'imagination pour voir ce qu'on pouvait réaliser, se souvient Jean-François Authier, associé du cabinet d'architectes Reichen et Robert. Il y avait des machines et des pigeons partout. » Il s'agissait de transformer les 50 000 m2 de terrain en espace tertiaire. Un projet dont BNP Paribas se porte acquéreur en 2004. « Notre filiale avait des locaux dispatchés, explique Frédéric de Pelet, responsable de Programmes chez BNP Paribas Immobilier. Nous voulions réunir tout le monde sur un même site à haute valeur architecturale. » L'homme mène la visite avec enthousiasme. « C'est une ville dans la ville. » Un atrium baigné par une verrière de 25 m2 de haut et des open spaces dessinés dans les matériaux bruts de l'usine se dessinent sous les derniers pots de peinture. En plus des bureaux, le site accueillera notamment deux restaurants, une salle de fitness, un cabinet médical, une médiathèque et un auditorium. Tous a priori fermés au public.

Visite libre demain (14 h-17 h) et dimanche (9 h 30-17 h), depuis la rue du Débarcadère.

Tiphaine Réto © 20minutes-Rubrique Grand Paris

15 septembre 2009

David Douillet, un poids lourd dans les Yvelines

« Mon investiture, je vais l'encadrer et la garder toute ma vie. » David Douillet a entamé, hier à Poissy (78), un nouveau combat : celui des urnes. Choisi par les états-majors de l'UMP pour se présenter à l'élection législative partielle qui se tiendra les 11 et 18 octobre dans les Yvelines, le double champion olympique et son suppléant, le maire (UMP) de Plaisir, Joël Regnault, ont été les premiers candidats de la 12e circonscription à s'inscrire, le matin, à la préfecture. « La politique, c'était quelque chose que j'avais dans le ventre, confie David Douillet. J'ai accompli mes rêves d'enfants. Maintenant, je veux travailler pour les autres. »

Le nouveau candidat a déjà promis de faire du transport et de l'emploi ses deux priorités pour la circonscription. Il souhaite également mettre son « aura » au service de la construction du Grand Paris : « Aujourd'hui, la région Ile-de-France est dernière en matière d'équipements sportifs. Or le sport possède cette notion unique de rassemblement qui permettrait de construire l'âme du Grand Paris. »

Sur un plan national, le candidat rêve aussi d'« un statut pour les mères et pères au foyer » et d'un soutien au bénévolat dans les associations. « La politique a besoin de gens de la société civile. Je démarre, je suis neuf en politique », affirme, sans ciller, le secrétaire national aux Sports de l'UMP, qui se présentera sans doute aux régionales, en mars 2010. Celui qui a longtemps été premier au classement des personnalités préférées des Français est en tout cas rodé aux pratiques de terrain. Dans la rue, enfants et adultes se pressent autour de son imposante carrure pour une photo posée. Un hommage rendu, pour l'instant, davantage au judoka qu'au candidat.

Tiphaine Réto © 20minutes-Rubrique Grand Paris

11 septembre 2009

Zanzibar, l'île aux épices

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Texte : Delphine Barrais / Photos : Tiphaine Réto

Carnet de voyage lauréat du Concours organisé pour les 20 ans du magazine Géo

L'amour en capitale

Des amants, des amours, les rues de Paris en abritent tous les jours. Quoi de mieux, donc, pour raconter la ville que de retracer ses passions les plus mythiques ? C'est ce que propose Paris mes amours, un documentaire de 52 minutes diffusé demain, à 15 h 50, sur France 3 Paris-Ile-de-France-Centre. Une promenade romantique, de Montmartre au café de Flore, à travers les histoires de couples célèbres.

Premières amours de Serge Gainsbourg et Jane Birkin, amours éternelles de Jean Marais et Jean Cocteau ou amours interdites d'Arletty et du soldat allemand Hans Soering... En tout, sept passions revisitent les âges d'un Paris amoureux. « On aurait pu choisir plein d'histoires, sourit la réalisatrice Valérie Lavalle. Mais on voulait des amours qui aient laissé des traces, qui racontent une époque et qui se disent en musique. » Car ces souvenirs d'amours parisiennes, ponctués par les apparitions de compositeurs contemporains, comme Anaïs ou Alex Beaupain, clament peut-être et avant tout l'amour de la chanson. « Paris mes amours est la déclinaison d'un premier documentaire, Paris en chansons, diffusé sur France 3 en 2008, explique la réalisatrice. « La musique me tient à coeur et ça me plaisait de continuer à raconter Paris par son patrimoine musical. » Un documentaire, donc, comme un hymne à l'amour...

Tiphaine Réto © 20minutes-Rubrique Grand Paris

08 septembre 2009

"Je le regrette et je paierai"

Le procès des meurtriers de David Almeida, 23 ans, tué de plusieurs coups de couteau dans le 9e arrondissement de Paris, en 2005, se poursuit à la cour d'assises de Paris. Dans le box des principaux accusés, trois hommes, têtes baissées, sont encadrés par des policiers : Ouahid Ben Salah, Jawad Ben Idder et Anouar Boukria.

Hier, la journée a été consacrée à l'audition de ce dernier. L'affaire débute lorsque Anouar Boukria est agressé. Ce 25 mai 2005, il est roué de coups pour avoir « dragué » une fille. Légèrement blessé, il rejoint des amis place de la République, et les convainc d'y retourner pour obtenir des explications. Le récit du jeune homme de 26 ans est ponctué de silences. La fin de l'histoire, tout le monde la connaît dans la salle : Anouar blessera grièvement un jeune infirme et Ouahid portera un coup de couteau mortel à David. « David n'était au courant de rien, affirme un témoin. Il était là au mauvais moment. »

Anouar Boukria a du mal à lever les yeux. « Je n'ai jamais voulu que ça se termine comme ça. Je le regrette et je paierai », lâche-t-il en s'excusant. « Aujourd'hui, je sais qu'il faut la vérité. » Face à Me Tcholakian, l'avocat des parents de David, le jeune homme s'embrouille pourtant. Difficile de savoir combien de couteaux ont été achetés juste avant les faits, et de savoir pourquoi le jeune homme s'était armé de la sorte pour « obtenir des explications ».

Me Tcholakian s'emporte : « Vous dites qu'après les faits, vous êtes allé dîner. Je n'ai jamais donné de coups de couteau à un homme. Est-ce que ça donne faim ? » L'avocat général, Me Ferlet, prend le relais : « N'aviez-vous donc aucun remords ? » La voix d'Anouar Boukria se perd dans un souffle : « J'avais le remords de n'avoir eu aucune explication. » Le verdict, prévu pour le 15 septembre, pourrait tomber en fin de semaine.

Tiphaine Réto © 20minutes-Rubrique Grand Paris

01 septembre 2009

Opération de la dernière chance

Texte : Sébastien Tranchant / Photos : Tiphaine Réto
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