04 avril 2008
Bosser ou blogger, il faut parfois choisir
Motif : « Votre blog nuit à la réputation de notre cabinet », explique-t-on à la salariée-bloggeuse. Deux ou trois posts, tels que celui décrivant le style oxfordien d'un collègue, « portant des bretelles et des fixe-chaussettes », serviront à la société pour décider de sa mise à pied. Suffisant ? Dans le cas de Petite Anglaise, pas vraiment. Après un an de procédure judiciaire, son ex-employeur est condamné à lui verser un an de salaire de dommages et intérêts.
Pour autant, parler de sa vie professionnelle sur son blog n'est pas conseillé. « Comme tout bloggeur, un salarié doit se garder de tout propos fallacieux ou diffamatoire, explique Olivier Sanviti, avocat spécialiste des nouvelles technologies de l’information. Mais il doit aussi éviter les critiques portant atteinte à l'honneur, malveillante, excessive ou susceptible de perturber le bon fonctionnement de l'entreprise. » En 2006, c'est une employée de Nissan qui a fait les frais de cette législation après avoir raconté dans son blog sa vérité sur sa « mise au placard ». Poursuivie pour injure et diffamation publique, elle a été condamnée à verser des dédommagements financiers à l'entreprise, au DRH et à six salariés qui s'estimaient attaqués.
« Avec le développement des blogs, reprend Olivier Sanviti, les contrats de travail ont évolué. » Des clauses de confidentialité, véritables chartes de confiance, empêchent le salarié de livrer des informations. Et il n'est pas rare désormais de devoir se soumettre à une réglementation sur l'usage des outils électroniques de son entreprise. Une mesure préventive pour éviter les chats ou les discussions sur sa messagerie personnelle aux heures de bureau. Pour les amateurs de « liberté d'expression », rien de mieux, donc, que les potins au pied de la machine à café.Tiphaine Réto © keljob.com.com- Avril 2008
11:30 Publié dans Keljob.com | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rubrique economique et social









